Criminologie
Criminologie
Criminologie
phénomène individuelle Criminologie
phénomène collectives
Emile Durkheim : « Le crime est normal,
parce qu’une société qui en serait exempte est tout à fait impossible ;
telle est la première évidence paradoxale que fait surgir la réflexion
sociologique ».
Le crime est né avec l’homme, elle est comme fatalité n’ayant pour réponse
et remèdes que la vengeance aveugle et châtiment le plus sévère. La
criminologie s’interroge sur la meilleure façon de la prévenir, propose des
analyses, des réponses et des explications scientifiques à ca phénomène humain.
Si des mesures plus ou moins
légitimes de protection peuvent être efficaces dans la prévention du crime
phénomène individuel, quelle est la solution alors
face à l’accroissement confirmé de la criminalité phénomène collectif ?
Cette évolution de la
criminalité est inquiétante d’un point de vue scientifique. L’évolution des
facteurs qui la font fluctuer reste imprévisible. Les mouvements du crime
s’imposent donc d’urgence. La criminologie semble la science la plus apte à
relever ce défi.
Les chercheurs marocains et
africains, trouveront dans l’étude de la criminologie la « grille de
lecture » indispensable pour la compréhension du phénomène criminel, ainsi
que l’occasion scientifique et intellectuelle pour s’ouvrir au monde de la
déviance et de la délinquance et l’approche d’une manière plus sérieuse et
approfondie. Une approche qui porte non seulement sur le phénomène individuel
du crime et de son auteur criminel, mais aussi et sur le phénomène le plus
important, la criminalité. On comprend alors que la criminologie s’intéresse
avant tout au crime, au criminel et à la criminalité.
La criminologie a été toutefois accueillie
avec méfiance et hostilité par les défenseurs naturels du statut quo, chargé
d’appliquer la loi. Les pénalistes ne prenaient en compte que le fait criminel
(meurtre = peine requise contre le meurtre).
Avant de chercher a comprendre
le crime, la société à semble-t-il commencé par le combattre. Une réaction
souvent sommaire et brutale qui ne répondait en aucun cas aux questions
fondamentales que pose l’acte des criminels. Le criminel vu par la société
n’est qu’une nuisance à éradiquer au même titre que Le cholera ou la peste (الطاعون).
Le droit pénal fut durant longtemps la seule réponse apportée par la
société et ses institutions à la criminalité montante. Aucune approche
scientifique sérieuse de la réalité criminelle ne vit le jour qu’à partir du 19ème
siècle. Un siècle marqué surtout par les révolutions scientifiques et
industrielles.
=
la peur et l'indignation
Avant l'apport de la criminologie :
=une
nuisance à éradiquer au même titre que
Le
cholera ou la peste.
Les pénalistes
-Beccoriale père du droit pénal à publié en
1764
le
traité des délits et des peines.
-Thrillers
à succès (Hannibal, seven…)
-Fin
de jugement moral et naissance de l'approche
et de
l'explications scientifiques
-Courant
scientifique
-grands
problèmes
-Etudes
de cas
Compétences à acquérir
Cerner cette question : comment développer les capacités participé au
grand chantier
Le crime phénomène individuel d'analyse de
développement d'une
Devient-il la criminalité du criminologie
national et africaine
Phénomène
Collectifs ?
Définition:
Cette diversité est due toutefois à une
diversité de conception ; les uns considèrent la criminologie comme une
science du délit ou du délinquant, les autres comme une science des facteurs de
la délinquance ou des processus du passage à l’acte criminel. Sans oublier la
conception des criminologues dits de la « réaction sociale ».
1. Les définitions fondamentales
-La
criminologie est une science de crime (Enrico FERRI, Emile DURKHEIN)
Citons-les plus connues qui considéraient la criminologie au début comme
une science du crime et des moyens de le combattre. Ainsi pour ENRICO FERRI, membre de l’école
positive italienne : « distincte et vigoureuse de la sociologie
générale, sous le nom de sociologie criminelle, afin d’y faire entre les
données expérimentales de l’anthropologie, de la physio-psychologie, de la
physio-pathologie et de la statistique criminelle, ainsi que les moyens
indiqués par la science pour combattre le phénomène du délit.
2. Les définitions contemporaines
Une nouvelle génération de criminologues à tenté une Définition plus ou
moins multidisciplinaire et universelle. La criminologie est la science du crime, du
criminel et de la criminalité
Raymond GASSIN : ((La science qui étudie les facteurs et les
processus de l'action criminelle et qui détermine à partir de la
connaissance de ces facteurs et de ces processus, Les moyens de lutte
les meilleurs pour contenir et si possible réduire ce mal
social)).
Gaston STEFANI, Georges LEVASSEUR et R. JAMBUMERLIN : « les
sciences criminologiques sont celle qui étudient la délinquance pour en
rechercher les causes, la genèse, le processus et les conséquences »
Pour André NORMANDEAU et
Maurice CUSSON, « En tant que discipline théorique, la
criminologie va chercher une bonne partie de ses information, de ses concepts
et de ses méthodes dans les sciences humaines, dans le droit, dans l’histoire
et dans la philosophie ».
Histoire
1-Période préscientifique 2-période à prétention scientifique 3-période de l'école positive
(Période classique BECCARIA) Quételet, Guerry (Italienne)
Ferri
Ce
dernier à étudié le crime d'une
manière scientifique
1-l'époque
Beccaria c'est le père de droit pénal et le père du principe de l'égalité
3-
la période de l'école positive italienne (dernier quarte du XIX Lombroso, Ferri
(utilise la méthode scientifique pour étudié le phénomène criminel), Garofalo
-Garofalo
va publier en 1885 son célèbre ouvrage "la criminologie" naissance de
la "criminologie officielle"
-à
partie du début du XX siècle le terme vivra une reconnaissance institutionnelle
et scientifique.
-ouvrage
revues, colloque et vont adopter le terme criminologie.
L’histoire de la pensée criminologique a commencé en réalité avec les grands
philosophes Platon et Aristote, s’est poursuite à travers Rome,
le siècle des lumières, la renaissance, l’ère classique et la philosophie des
lumières.
La détermination de la date de naissance de la criminologie fait l’objet de discussion
interminables certes, mais on s’accorde à dire généralement que c’est le
magistrat italien Garofalo (période de l'école positive) qui à donné à la
criminologie ce nom en publiant en 1885 son célèbre ouvrage « la
criminologie ». Ce nom toutefois n’a pas la seule appellation ou la
première, par laquelle on a désigné ce savoir ; ainsi des expressions
comme « anthropologie criminelle » et « sociologie
criminelle » et d’autres appellations ont été mise en contribution après. Donc le mot « criminologie » était
clairement en compétition avec d’autres appellations et n’a obtenu un consensus
sur le plan international qu’à partir du 20ème siècle.
Cette « nouvelle science » se développera après de 1885 à
la guerre de 1914 à travers des « Congrès internationaux d’anthropologie
criminelle ». Et à partir de 1938, cette ancienne série de congrès
d’anthropologie criminelle sera remplacée par les congrès internationaux de
criminologie jusqu’à aujourd’hui.
*Alvaro Pires : explique les
divergences concernant la naissance de la criminologie par deux points de
méthode :
1- Par le fait qu’en dépit d’utiliser le terme commun
« criminologie » on ne parle pas de la même chose lorsque nous
établissons nos dates.
2- par le fait que le chercheur choisit parfois une autre échelle
d’analyse.
III. Objet de la criminologie et détermination du champ criminologique. (L’approche
scientifique aux crimes aux criminels et criminalité.
-Objet
de la criminologie : l'étude scientifique de l'ensemble du phénomène criminel.
-Elle est une science qui
développé des connaissances.
-Elle est une profession qui
participe aux politiques criminelles et aux traitements des individus et des
groupes.
-proposition pour première,
traités et contrôlé un fait social (criminologie appliquer dont clinique)
Elle est une technique et un savoir-faire mis à la disposition de la
justice et de l’Etat pour comprendre, prévenir et réduire le fait criminel
selon certains. *La criminologie pour exister comme discipline doit être
d’abord une science qui développé des connaissances, et ensuite une profession
qui participe aux politiques criminelles et aux traitements des individus et
des groupes.
*L’objet essentiel de cette science étant bien entendu le phénomène
social du crime, les causes de l’émergence et du développement des
comportements criminels des individus, les mécanismes de justice adoptés pour
réagir à ces comportements et les méthodes de prévention de la délinquance et
de traitement des délinquants.
Seelig appelait la criminologie « la science du
crime », c’est pourquoi on considère que son objet est l’étude
scientifique de l’ensemble du phénomène criminel, reliée au droit pénal, à la
sociologie, la médecine, la psychologie, l’anthropologie, la biologie…
*Georges PICCA quant à lui, considère que la criminologie vise
par sa démarche résolument neuve, à analyser suivant une méthode scientifique,
le fait social que constitue la criminalité et la personnalité des auteurs de
crimes, ainsi qu’à améliorer les procédures de prévention et de contrôle de la
délinquance.
A- La criminologie générale B-
La criminologie appliquée
-Formule
des théories générales -Traitement
des délinquants ;
-Cinq grands
domaines -Prévention
de la récidive ;
1_Domaine
de la criminalité -L’étude
des moyens scientifique de
2_Domaine
du criminel de
prévention de la criminalité ;
3_Domaine
du crime -sa
seule branche est la criminologie clinique
4_Domaine
de la victimologie le
criminologue « clinicien » considère le
5_Domaine
de la réaction social criminel
comme un patient.
A- La
criminologie générale :
La criminologie générale est plus théorique et se charge de coordonner
les diverses données recueillies sue les facteurs et les mécanismes de la
délinquance et de formuler enfin des théories générales valables pour un
certain nombre d’individus. Elle comprend ainsi cinq grands domaines :
1-
Domaine de la criminalité ; l’ensemble des
infractions qui se produisent à un moment donné dans un cadre donné.
2-
Domaine du criminel ; analyse des
caractéristiques de l’auteur d’un acte délicieux.
3-
Domaine du crime ; la typologie, forme de
classement de comportements contraires aux normes pénales.
4-
Le domaine de la victimologie ; étudie la
victime.
5- Le
domaine de la réaction social ; ne s’intéresse pas à l’étude du délinquant
et de la délinquance comme objet connu de la criminologie classique, mais à
montrer comment le système de justice criminelle conduit à la délinquance, en
se basant sur une analyse des mécanismes sociologique de la réaction sociale.
B- La criminologie appliquée :
La criminologie
appliquée s’occupe de domaines plus pratiques, à savoir : le traitement
des délinquants, la prévention de la récidive et l’étude des moyens
scientifiques de prévention de la criminalité. Sa branche la plus connu est la
criminologie clinique. Il s’agit d’une discipline calquée sur la médecine et qui occupe désormais un terrain,
traditionnellement dévolu au droit pénal. Le criminologue « clinicien » considère
le criminel comme un patient.
V- Les
tendances de la criminologie :
1-la
criminologie clinique : Il s’agit d’une discipline calquée sur la
médecine et qui occupe désormais un
terrain, traditionnellement Q dévolu au droit pénal. Le criminologue
« clinicien » considère le criminel comme un patient.
2-la
criminologie sociologique : qui en se basant sur la société qui produit l’homme et
l’incitation qu’il subit et conduit à poser des actes déviants ou délinquants,
analyse par l’intermédiaire des criminologues-sociologues, et établit aussi les
lien entre les perceptions de ce qui est juste par catégories ou classes sociales.
3-la
criminologie marxiste : les criminologues marxistes considèrent généralement
la criminalité comme un reflet de la lutte des classes et les criminels comme
des victimes du capitalisme, fondé sur l’exploitation de l’homme par l’homme.
4-la
criminologie du système pénal : insiste sur le rôle décisif joué par le système de
l’administration de la justice et du système juridique dans la production de la
criminalité.
5-la
criminologie radicale : critique la moralité comme étant à la base des critères
de discriminations, d’exclusions, d’ostracismes, de rejet, d’incriminations et
d’inculpations, propose de remplacer radicalement les « jeux de
moralité » anciens par des nouveaux.
VI- La
recherche criminologique et l’Enseignement de la criminologie :
1- La
recherche criminologique :
La société
internationale de criminologue n’hésitait pas à encourager les initiatives en
vue de développement de la recherche scientifique. La recherche scientifique en
criminologie est devenue un service public par l’intermédiaire des
organisations de type administratif qui ont vue le jour dans plusieurs pays.
Au Maroc, la
situation semble moins satisfaisante et l’activité de recherche en matière de
criminologie inexistante. Ce sont généralement des ministères qui possèdent des
organes de recherche portant sur des questions de criminalité et de sécurité
intérieure. Ce genre de monopole officiel de la question de la criminalité au
Maroc est une carence dont souffre la communauté des chercheurs et des
universitaires ; l’accès à leurs données et rapporte reste inaccessible.
Certains chercheurs
et universitaires marocains s’indignent ainsi : « sur le plan
scientifique, on souffre de l’absence de statistique qui peuvent constituer un
moyen de mesure du phénomène criminel.
Car il y a une
sorte de tabou par rapport à ces données,…. ». Par contre les français
quant à eux semblent plus réalistes.
2- L’enseignement
de la criminologie :
L’enseignement
de la criminologie dans la faculté de droit marocaine, une des rares à
enseigner une telle discipline au Maroc, reproduit les même carence des
facultés de droit françaises ; c’est-a-dire un simple enseignement
théorique rudimentaire qui n’a aucun vocation pour développer les recherches et
qui ne s’appuie sue les travaux d’aucun organisme de recherche affilié et ne
procure aux étudiants aucune formation pratique.
En France la
criminologie a été dès le début associée au droit. Par contre en Italie, elle
est le prolongement d’une tradition clinique qui remonte à Cesare Lombroso. En
Amérique du Nord la tradition criminologique est nettement celle de la
sociologie.
Un autre
problème nous parait particulièrement important : il s’agit de la
domination unilatérale de l’anglais dans les sciences sociales qui condamne les
chercheurs marocaines qui ne maitrisent généralement que l’arabe et le
français.
Au niveau de
l’enseignement de la criminologie comparée, il est aussi souhaitable de
développer et d’intégrer dans les universités marocaines ce précieux
enseignement qui initierait les étudiants à l’étude des civilisations
étrangères et élargirait leur formation aux horizons universels.
CHAPITRE I : La criminologie est-elle une science ?
Section I : La
criminologie et les autres sciences :
Depuis la naissance
de l’Ecole positive italienne avec Lombroso, Ferri et Garofalo dans le dernier
quart du 19ème siècle, la pluridisciplinaire de la criminologie
semble à la fois confirmer qu’il s’agit bien d’une science et en même temps
infirmer la même thèse.
Les représentations
majeures de la criminologie véhiculées par les différents auteurs dans ce
champ :
1- La première représentation véhiculée, par au moins deux des principaux
représentants de l’Ecole positive italienne (Lombroso et Ferri) voit La criminologie
est une branche d’une autre science (pour Lombroso la criminologie n’est qu’une
subdivision de la biologie, et pour Ferri elle n’est qu’une branche de la
sociologie) _ représentation qui n’existe plus.
2- Deuxième représentation dominante en Europe continentale et au Québec _ la criminologie est une
science autonome, au même titre que les autres sciences humaines, mais avec une
nature plus interdisciplinaire, à la fois fondamentale et appliquée.
3- La troisième représentation dominante surtout au Etat-Unies et parmi les
criminologues d’orientation sociologique. Considère la criminologie comme étant
exclusivement une sorte de « champ d’étude » ou de
« corpus de connaissance » sur le crime _ Sutherland. Cette
dernière représentation s’est répandue internationalement depuis 1970.
M.CUSSON _ une science en train de se construire.
Section II : La
criminologie et les autres disciplines voisines
1. Criminologie et droit pénal :
2.
Criminologie
et politique criminelle :
La politique criminelle _ est toute
politique mené par l’Etat pour combattre le crime
Niveau
judiciaire (Organisation judiciaire et pénitentiaire)
LA POLITIQUE CRIMINELLE
A court terme _ code pénal A
long terme _ prendre en compte
Vétuste (vieux) une Org Jud Au Maroc ? Manque de vision toutes les changements économiques
Vétuste (vieux) une Org Jud Au Maroc ? Manque de vision toutes les changements économiques
et pénitentiaire mal adapté Sociaux
et politiques, qui marquent
aux exigences de l’équité. Chaque
société d’aujourd’hui
La politique
criminelle _ est toute politique mené par l’Etat pour combattre le crime
comme mal social est donc l’objectif universel de la politique criminelle. La
politique criminelle passe par trois
niveaux ; le niveau législatif, où sont déterminées les options
décisives ; le niveau exécutif, qui met en œuvre les choix du
législateur selon les moyens technique dont disposent les « exécutants »
et enfin le niveau judiciaire par lequel le système en action se traduit
dans des décisions contraignantes. Il y a des disparités entre ces trois
niveaux et des oppositions qui se
manifester entre les théoriciens et les praticiens, entre la politique criminel
déclarée et celle pratiquée.
Il y a la politique
criminelle à court terme,
celle qui doit composer ; un code pénal vétuste, dont les incriminations
ne répondent ni aux formes nouvelles de la délinquance, ni aux valeurs sociales
réellement vécues dans une société devenu plurielle ; une organisation
judiciaire et pénitentiaire mal adopté aux exigences de l’équité. Il y a aussi,
à moyen et long terme, une
politique criminelle d’avenir que l’on peut essayer de prévoir et dont il faut
préparer l’avènement. Les autorités de plusieurs pays optent souvent pour une
politique criminelle à court terme. Au Maroc
il y a un manque de vision.
Dispositions :
Amener les juristes et les criminologues à travailler ensemble par une seule et
même politique criminelle celle qui consisterait à intégrer dans le système
pénal les données et les enseignements de la criminologie.
3. Criminologie et criminalistique :
4. Criminologie et pénologie :
CHAPITRE II :
L’ORIENTATION GENERALE DE LA RECHERCHE
Section I : Orientation dirigée vers les
problèmes
Les pères fondateurs de la criminologie ont commencé leurs recherches et
questionnements en soulevant d’une part des problèmes fondamentaux et d’autres parts
les problèmes contemporaines dont dépendaient la légitimité et la survie de la
discipline elle-même.
Donc La criminologie se base sur les questions
(posée des questions) :
1-Questions fondamentaux
|
2-Questions contemporains
|
La criminologie est née en essayant de répondre
d’une manière plus approfondie et scientifique à certains problèmes connu et
« accessoirement » traités par les autres sciences et disciplines.
La crédibilité et la survie de cette nouvelle science qu’est la criminologie,
dépendaient et dépendant alors de ces problème et question spécifiques et des
réponses apportées au fil des années.
Soyons honnêtes pour admettre que la criminologie et
les criminologues ont répondu d’une manière assez acceptable.
Certes les criminologues ont pu construire un savoir
assez cumulatif en analysant les actions individuelles, en nous expliquant la
différence entre le délinquant et le non-délinquant, le rôle de la famille,
de l’école ou de milieu social dans le développement de la délinquance.
|
Expliquer la relation entre le crime et la
criminalité est certes l’un des problèmes contemporains les plus inquiétants.
Les criminologues européens, les pères fondateurs,
en péchant par ethnocentrisme ont tenté dès le début de généraliser les
résultats de l’étude de l’action criminelle dans quelques pays européens à
toutes les sociétés et cultures, ne disposent même pas de données sérieuses,
ou d’échantillons représentatifs de pays.
Le polycentrisme scientifique s’imposant désormais à
l’échelle du monde, les chercheurs et les criminologues africains, asiatiques
et autre utilisant les données et interprétations de nature universelle
élaborées au fil des ans et constituant le noyau dur de la criminologie.
Rappelons que l’Afrique connue pour ses sociétés
traditionnelles à caractère rural, représente le type de sociétés intégrées
marquées par une harmonie.
En réponse à la question « Quelle fonction peut jouer la criminologie dans ce type de
société ? »
Denis Szabo écrit : « la fonction
traditionnelle de connaissance doit s’exercer pour révéler la réalité social,
judiciaire et criminologique… »
|
Section II : Orientation dirigée vers les
Méthodes
Méthodes et
techniques : la criminologie partage avec les autres sciences
humaines leurs formes d’observation et de collecte des données. Les criminologues posent deux méthodes principales :
Méthode Expérimentale / quantitative
→mesure la quantité
Si la méthode expérimentale en s’attaquant à son objet d’étude, en recourant aux
technique quantitatives et à l’approche transversale a pour but de dégager
des connaissances d’ordre général et de grandes classification.
La méthode quantitative tente de mesurer la
« quantité » de mathématiques, aux statistiques et même à
l’information pour traiter les données collectées.
|
Méthode Clinique / qualitative
→étudie le profil de son objet d’étude,
→le criminel
La méthode clinique vise d’un angle de saisie
particulier, en recourant aux techniques qualitatives et à l’approche
longitudinale, à saisie l’action criminelle dans sa singularité vivant et
dynamique en dégageant des profils d’acte criminel, de délinquant, de
criminalité fidèle à la réalité criminelle. La méthode qualitative étudie des
profils caractéristiques de son objet d’étude, ainsi étudie la personnalité du criminel avec les
techniques les plus appropriées.
|
Exemple de technique :
1-Les statistique (public, privé/national,
international)
Apparues dans la 1ère moitié du 19ème
siècle, les statistiques ont prouvé leur fiabilité en matière de dénombrement
de la quantité du phénomène étudié, ainsi en matière de criminologie pour
dénombrer par Exemple le nombre d’infraction contre les personnes commis dans
un territoire.
La classification de ces statistiques dépond alors de la qualité
de l’institution ou organisme qui organise cette collecte de données.
On parle ainsi de statistiques publiques et privées, de statistique nationales et
internationales et enfin de statistiques policières.
2-critique sur chiffre noir (La criminologie réelle ≠ la criminologie apparente et légale) →déterminant
la « visibilité » (offensiveness) manifeste des données collectées
en question.
On reproche généralement aux statistiques leur
incapacité de mesurer la criminalité réelle, appelée communément le
« chiffre noir de la criminalité », c'est-à-dire toute cette
criminalité qui reste dans l’ombre et que la criminalité dite « légale »
et la criminalité dite « apparente » n’arrivent pas à révéler ou
mesurer.
Nous sommes donc en face de statistiques officielles
ne mesurant en réalité rien d’autre que l’activité des services de police et
de justice. On parle alors d’une « visibilité » (offensiveness)
manifeste des données collectées en question.
En matière de délinquance juvénile, le chiffre noir
s’explique, Soit par le silence
que s’imposent les parents, ainsi que les responsables d’établissements
scolaires afin de ne pas entacher la réputation d’une famille ou d’un
établissement. Soit par
l’hésitation des victimes qui ne déposent pas plainte lorsqu’elles apprennent
que l’auteur de l’infraction est
un mineur.
|
Exemple de techniques : échantillonnage
→prélever
une partie d’un tout bien déterminé →échantillon
représentatif pour généralisé les résultats après →cuillerée
(échantillon) à la casserole (population)
1--L’échantillonnage par cas unique :
Rappelons que le choix du cas unique influencé
par plusieurs critères :
-la pertinence théorique
-les caractéristiques et la qualité intrinsèque
du cas
-la typicité ou l’exemplarité
-la possibilité d’apprendre avec le cas choisi
-son intérêt social
-son accessibilité à l’enquête
→ l’échantillon
d’acteur
il
s’agit d’un échantillon qui s’inscrit souvent dans le cadre de recherche
dites biographique. Le corpus empirique est constitué essentiellement autour
d’une personne ou d’une famille qui nous procurent un récit oral ou écrit,
qui prend également trois vois :
a-des documents personnels écrits par
l’informateur et sans interférence de l’analyste ;
b-des documents écrite par l’informateur sur
demande de l’analyste ;
c-une ou des entrevus en profondeur avec la même
personne.
→ l’échantillon de milieu
il s’agit comme l’explique Alvaro Pires, de choisir un « milieu » comme univers de travail pour la constitution du corpus empirique.
→l’échantillon événementiel ou
d’intrigue.
Cet échantillon prend pour point d’ancrage empirique
un événement qui, en règle générale, est relativement rare du point de vue de
la fréquence : une rumeur, un scandale politique, une émeute…
2--Les cas multiples
L’échantillonnage par cas multiples prend deux
formes types : des entrevues avec plusieurs individus et des études
collectives de cas. L’objectif étant d’avoir le panorama le plus complet
possible des problèmes ou situations, une vision d’ensemble ou encore un
portrait global d’une question de recherche, en diversifiant les cas de manière
à inclure la plus grande variété possible, indépendamment de leur fréquence
statistique.
|
CHAPITRE III : Les courants scientifiques (les grandes théories criminologiques)
-Autant d’explication que d’auteurs aux criminologues connus. Les Théories
criminelles auteur de la personnalité du délinquant ou bien autour de la
société où vit le délinquant.
L’important à retenir, c’est que ces théories se complètent puisque reposant
sur des bases communes et généralement bénéficiant de l’apport scientifique des
autres théories.
-la tendance
aujourd’hui : l’explication multifactorielle.
→combinaison
des deux courants
-Le français M. Léauté : la délinquance est le résultat de
combinaisons particulières de facteurs communs aux gens ordinaires et aux
délinquants.
Section I : Explication autour de la personnalité du
délinquant :
I.
L’explication
anthropologique
→Cesare
Lombroso publie en 1876 son célèbre ouvrage scientifique.
→Facteurs
anthropologiques (biologique) par atavisme (hérédité)
→constitution de traits
caractéristiques bien définis (des signatures)
→type criminel →
voué fatalement au crime
Pour Lombroso des facteurs
anthropologiques serait responsable de la constitution de traits
caractéristiques bien définis qui révèleraient l’existence d’un type
criminel. Il s’agit d’un type voué fatalement au crime et à la délinquance
par son organisation (biologique) par atavisme (hérédité). Selon Lombroso
« le type d’un Mongol et d’un lapon reproduit bien des fois le type d’un
criminel-né italien ».
Ainsi selon Lombroso, l’homme
enclin au viol serait caractérisé par la longueur des oreilles, l’écrasement du
crane, les yeux obliques et très rapprochés, le nez épaté et la longueur
excessive du menton.
Le chef du système carcéral
britannique entre 1877 et 1895, était d’ailleurs l’une des plus ferventes et
influentes personnalités de l’époque à croire en l’existence d’un criminel type
repérable à sa physionomie.
En 1_59 Charles Darwin un
naturaliste anglais vé révolutionner la biologie avec son hypothèse selon
laquelle toutes les espèces vivantes ont évolué au cours du temps à partir d’un
ancêtre commun ou d’un petit nombre d’ancêtres communs, grâce au processus de
la « sélection naturelle ».
Au 19ème siècle une
nouvelle doctrine politique évolutionniste qu’on appel le darwinisme social va
apparaitre, suggérant que l’hérédité a un rôle prépondérant par rapport à
l’éducation et proposant une explication biologique aux disparités observer
entre les sociétés sur la trajectoire prétendument unique de l’histoire
humaine. Selon cette doctrine la lutte pour la vie entre les hommes est
l’état naturel des relations sociales et
la source fondamentale du progrès et de l’amélioration de l’être humain.
En considérant le comportement criminel comme
le résultat d’une hérédité viciée, certain auteurs et chercheurs n’ont pas
hésité à proposer comme seul moyen de prévenir les comportements des criminels,
leur mise définitive hors du jeu social et l’empêchement de leur reproduction.
Rappelons enfin que les
chercheurs morphologiques qui se focalisent sur les anomalies organiques n’ont
jamais été prouvés scientifiquement. Ils ne peuvent pas contre avoir in impact
douloureux et néfaste sur la personnalité intellectuelle de la personne en
question.
II. L’explication
bio-psychologique
Di
Tullio considère que la
psychologie criminelle n’est qu’un sous-ensemble de l’anthropologie criminelle,
car selon lui les rapports entre les deux disciplines sont intimes et étroits
puisque le crime est toujours l’expression d’un trouble psychique au sens
large, estime enfin que l’homme doit être envisagé dans la totalité de son
existence.
Pour le professeur J. Léauté,
il s’agit en réalité d’un déraillement du système d’auto-régulation qui
canalise d’habitude l’agressivité chez chaque individu.
Rappelons qu’en Allemagne et en
Autriche allait naitre une nouvelle notion dite « biologie
criminelle » tentant au début d’englober à la fois la biologie et la
psychologie.
III. L’explication
psycho-morale :
Des explications se basant sur
les conceptions psychanalistiques de Freud :
Ça : inconscient regroupe l’ensemble des forces
primaires et instinctives de l’individu.
Moi : la personnalité rôle de médiateur entre le
ça et le surmoi.
Surmoi : une sorte de conscience morale du groupe. Pour
qui le « surmoi » des criminels est souvent responsable de
leurs actes quand il ne fonctionne pas d’une manière satisfaisante.
Pour De Greeff, le
criminel est un homme découragé par l’échec de ses expériences sociales qui
font naitre en lui un assentiment à commettre une agression contre des victimes
qu’il jugera et condamnera lui-même.
L’explication de la formation de
la personnalité criminelle selon Greeff, est formée d’un noyau central
englobant l’égocentrisme, la labilité, l’agressivité et l’indifférence
affective et de variantes qui consistent dans des activités qui ont trait aux
aptitudes physique, intellectuelle, technique aux besoins nutritifs et sexuels.
IV. L’explication
multifactorielle :
Ferri affirme que les divers facteurs sociaux sur la
criminalité sont en interaction constante et que c’est par leur ensemble qu’ils
conditionnent le phénomène criminel. L’influence de ces facteurs est plus ou
moins grande selon les conditions locales particulières. Tous les crimes
sont la résultante des conditions individuelles et sociales. En d’autre
terme, pour Ferri le délinquant est un être dont l’activité criminelle est
déterminée par toute une série de facteurs criminogènes :
-
Des facteurs anthropologiques
-
Des facteurs du milieu physique
-
Des facteurs du milieu social
Rappelons
enfin que Ferri rejette l’analyse de Quételet qui croit que la criminalité est
stable et se produit annuellement en nombre égal.
Section
II : Explication autour de la société où vit le délinquant :
I.
Explication purement sociologique :
Emile Durkheim toute
société humaine de la structure de sa culture, est encline à produire une
certaine criminalité qui parait alors un phénomène normal avec lequel il faut
tout simplement s’accommoder. Durkheim considère donc que le crime résulte de
la structure de la société où il sévit, a affirmé le caractère
« normal » du crime comme partie intégrante de la société.
Pour Alexandre Lacassagne
les sociétés n’ont que les criminelles qu’elles méritent, construisant ainsi
son explication sur le rôle prépondérant du milieu social dans l’étiologie
criminelle.
Et pour Tarde trouver que
la criminalité n’est que le fait d’une corporation délinquante qui se recrute
et s’étend par un processus de contagion imitative.
Les deux ténors du marxisme
et du socialisme (Karl Marx et Engels), à commencer par la
criminalité qui n’est selon eux qu’une réaction tout à fait justifiée du
prolétariat contre les injustices
sociales. Le marxisme fait ainsi du facteur économique le « facteur
lourd » dans l’explication de la criminalité. Donc ils mettent l’accent
sur les aspects économiques et socio-économiques sous-jacents au phénomène
criminel, considère donc le criminel comme un agent économique et un reflet du
politique et l’acte criminel comme effet de la distorsion d’un ordre social
traversé par la lutte des classes.
II. Explication
économique :
L’économiste Gary S.
Becker, le délinquant est un professionnel qui vise une cible de valeur. L
valeur de la cible est simplement sa capacité de satisfaire les besoins
(matériel ou autres) du délinquant potentiel. La valeur dépond donc des besoins
du délinquant et des fins qu’il poursuit.tt
III.
Explication du courant de la réaction sociale
Le système de justice
conduit à la délinquance. Les
institutions pénales et les attitudes de la société peuvent jouer un rôle
important et grave dans la création de la délinquance.
Georges Picca, citant Lemert,
considère que ce n’est pas déviance qui conduirait au contrôle social, mais
c’est le contrôle social qui conduirait à la délivrance.
IV. Explication
victimologique :
La personnalité, la formation et
le milieu de la victime attirent le criminel.
Le psychiatre canadien Ellenberger
propose trois concepts fondamentaux pour cerner cette explication :
1. Le concept du
« criminel-victime » un même sujet peut être successivement criminel
et victime.
2. Le concept de
« victime latente » tous les individus qui révèlent, par leur
personnalité, une disposition permanente et inconsciente à jouer les victimes.
3. Le concept de la
« relation spécifique criminel-victime » : relations entre le
criminel et la victime.
Mohamed Ouardghi : Etudiant chercheur
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